Activités

18 avril 2016: Diner honneur Nicolas Cattan

On ne présente plus, Nicolas Cattan, fondateur de « Cat & Mouth ». Son esprit créatif n'a d'égal que sa compétence et son goût pour le bon et le beau.
Les membres de l’Académie Libanaise de la Gastronomie se sont réunis le lundi 18 avril 2016 à l’Hôtel Al Bustan pour lui remettre un « diplôme d’honneur » décerné par l’Académie Internationale de la Gastronomie.

Le menu exceptionnel était préparé par Cat & Mouth et arrosé des excellents vins de Château Kefraya.
Bravo Nicolas !

 

 

 

Discours de Walid Mouzannar :

Bonsoir,

Au nom de notre Président Cheikh Fouad el Khazen je vous souhaite la bienvenue à cette soirée au cours de laquelle nous remettons à M. Nicolas Cattan le Diplôme d'Honneur que l'Académie Internationale de la Gastronomie lui a décerné.

Nicolas Cattan est diplômé en hôtellerie de l'Université de Glion en Suisse.  Après une spécialisation à l'Ecole Hôtelière de Ferney il fait des stages à Monte Carlo et à Paris.
De retour au Liban Nicolas était la colonne vertébrale de la brigade de Faqra qui avait contribué, à cette époque, à faire les beaux jours de beaucoup de libanais pendant de longues années.
Il a ensuite collaboré à la formation de l'institution Sofil avant d'ouvrir à son propre compte la Société "Cat & Mouth", enseigne que je trouve sympathique, intelligente et suggestive.

J'ai connu de plus près Nicolas quand il a organisé le repas de fête du mariage de ma fille Alia dans une oliveraie tout à fait nature où il n'y avait ni eau ni électricité, et où la mariée est arrivée à dos d'âne. Nicolas et son équipe avaient préparé ce déjeuner de A à Z en fournissant tables, nappes, couverts, générateur, eau potable, et autres…
Il a été le premier à servir dans ce qu'il appelait des "postes" : mouton à la broche avec son "ouzé", kebbé nayyé, fatté, petits poissons frits, etc... Les invités déambulaient à travers ces stations se servant à leur aise. Cette formule était une innovation très appréciée.

Je trouve que "Cat & Mouth" est inégalable dans tout ce qui a trait à la cuisine libanaise sans lui ôter le grand mérite de ses préparations inventives dans le domaine des cuisines internationales, italienne, française et extrême-orientale.

Son esprit créatif n'a d'égal que sa compétence et son goût pour le bon et le beau. Sans vouloir blesser sa modestie Nicolas est pour moi un grand chef, un pionnier et un inventeur né.

Pour tout ceci le diplôme que lui a décerné l'AIG est triplement mérité et, entre grecs-catholiques je lui dis : "Axios Axios Axios et Mille Mabrouks".

Je tiens, avant de terminer, à remercier l'Académie Internationale pour sa constante attention envers les chefs libanais. Je remercie son président M. Jacques Mallard, son président d'honneur M. Georges Husni pour avoir soutenu, avec notre président Cheikh Fouad el Khazen, la candidature de notre ami Nicolas.

 

Le logo de l'ALG est le "jurn", aux couleurs du drapeau libanais.

C'est dans ce lourd mortier en pierre qu'autrefois se préparait la kebbé. La viande et le bourghoul étaient patiemment et longuement pilés et mélangés à l'aide d'un lourd pilon en bois, jusqu'à obtention d'une pâte tendre.

Au début du siècle, dans les maisons beyrouthines, celui-ci était placé au centre de la cuisine sur un carré de pierre "furné" de couleur jaunâtre, le dallage de la cuisine étant trop fragile pour supporter les coups.

Pendant que l'on tapait la viande, les enfants se faisaient une joie de se faire des petites tartines de "kebbé nayyé" (kebbé cru).