Activités

13 février Remise de Prix à Nicolas Audi et Kamal Mouzawak

Jeudi 13 février 2014, les membres de l'Académie Libanaise de la Gastronomie se sont réunis autour d'un dîner au restaurant "Les Glycines" à l'hôtel Al Bustan.

Cet événement avait pour but de remettre deux pris à deux grandes figures de la gastronomie libanaise : M. Nicolas Audi et M. Kamal Mouzawak.

Le buffet où se mariait le plaisir de la vue et de papilles, était entièrement préparé par Nicolas Audi.
M. Michel de Bustros, avait offert l'un des grands crus de Château Kefraya, le "Comte de M" pour faire honneur à ce magnifique dîner.

Les centres de table rouges et blanc et les tables parsemées de cœurs rappelaient à tous que nous étions la veille de la Saint Valentin.

M. Georges Husni, Président d'honneur de l'AIG, accompagné de Cheikh Fouad el Khazen (Président de l'ALG), M. Walid Mouzannar (secrétaire Général de l'ALG) ainsi que Mme Anbara Dabbous (déléguée du Comité Concours & Prix) ont remis à M. Nicolas Audi un "Grand Prix Exceptionnel" de l'Académie Internationale de la Gastronomie, ainsi qu'un magnifique trophée.

M. Kamal Mouzawak a également reçu le "Prix Littéraire Gastronomique" en son nom ainsi qu'au nom de Malek Chebel et Anne-Lise Boutin.

 

Discours de Mme Anbara Dabbous, déléguée du Comité Concours & Prix
Chers Amis,

Nous sommes heureux de vous accueillir ce soir, à ce dîner de gala organisé par l'Académie Libanaise de la Gastronomie.
Ce soir, nous sommes réunis pour honorer deux illustres Libanais : M. Nicolas Audi et M. Kamal Mouzawak, qui sont devenus des références dans le monde de la Gastronomie au Liban, et leur remettre des prix décernés par l'Académie Internationale de la Gastronomie.
M. Jacques Mallard, président de l'Académie Internationale de la Gastronomie, a dû malheureusement décliner notre invitation, ayant déjà d'autres engagements. Il a délégué ses pouvoirs à M. Georges Husni, actuellement président d'honneur.
Je voudrais mentionner que M. Husni a été durant plusieurs années Président de l'Académie Internationale de la Gastronomie, avant la nomination de M. Mallard.
Au départ, M. Nicolas Audi ne se destinait pas à la cuisine. Architecte d'intérieur durant plusieurs années, son attirance pour la nature, les produits alimentaires, les épices et la cuisine, l'ont mené vers le monde de la gastronomie. Tout en appliquant une règle principale, n'utiliser que des produits frais et de qualité, M. Audi a innové et perfectionné ses créations culinaires. Épris par la cuisine, il a fait de son "hobby" sa profession. La qualité, le goût, la présentation, tout doit être parfait et correspondre au standing qu'il s'est imposé. Artiste dans l'âme, le plaisir de la vue doit être en harmonie avec celui du palais.
M. Jacques Mallard, ayant vu et goûté au succulent et somptueux dîner préparé par M. Audi et offert par M. Gilbert & Mme Leyla Yared lors du séjour au Liban des membres de l'Académie Internationale de la Gastronomie en été 2010, n'a pas hésité à décerner un "Grand Prix Exceptionnel" à M. Nicolas Audi.
Bravo Nicolas!

M. Kamal Mouzawak, est un grand acteur de la cuisine libanaise. Ses activités sont nombreuses et ne cessent de se diversifier.
Kamal est convaincu que la cuisine peut devenir un espace de paix et de partage. Il a conçu l'idée d'une table commune dans son atelier, où chacun oublie ses différences, discute avec son voisin tout en se régalant de spécialités typiques orientales.
Abordant une idée originale, il a convaincu son ami M. Malek Chebel, de participer avec lui à l'écriture du livre "Délices des Mille et une Nuits", qui relève l'importance de la gastronomie dans ces contes légendaires. Ce livre a été magnifiquement illustré par Anne-Lise Boutin.
Cette collaboration entre ces trois artisans a contribué à la réussite de cet ouvrage, qui a obtenu le "Prix de la Littérature Gastronomique".
Bravo Kamal, Malek et Anne-Lise !

Le logo de l'ALG est le "jurn", aux couleurs du drapeau libanais.

C'est dans ce lourd mortier en pierre qu'autrefois se préparait la kebbé. La viande et le bourghoul étaient patiemment et longuement pilés et mélangés à l'aide d'un lourd pilon en bois, jusqu'à obtention d'une pâte tendre.

Au début du siècle, dans les maisons beyrouthines, celui-ci était placé au centre de la cuisine sur un carré de pierre "furné" de couleur jaunâtre, le dallage de la cuisine étant trop fragile pour supporter les coups.

Pendant que l'on tapait la viande, les enfants se faisaient une joie de se faire des petites tartines de "kebbé nayyé" (kebbé cru).