Activités

22 octobre 2011 - Excursion a Ksara

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PARTICIPANTS :

Nabil & Lina Abbous, Raja & Denise Arida, Myrna Bustani, Monette Chaya, Ali & Anbara Dabbous, Michel de Bustros, Cheikh Fouad el Khazen, Selim & Nawal el Meouchi, Alice el Zein, Jacqueline Emad, Lina Hamdan, Roland & Arlette Hayek, Regina Kantara, Papou Lahoud, Fouad & Laura Tabet, Walid & Leila Mouzannar, Andrée Tayar, ainsi que quelques amis.

Suivant l’invitation de M. Zafer Chaoui, une délégation de l’Académie Libanaise de la Gastronomie s’est rendue en cette magnifique journée ensoleillée du samedi 22 octobre 2011 à Château Ksara, situé dans la vallée de la Bekaa.

Après avoir été accueillis par un welcome drink dans la magnifique demeure de Zafer et Tonia, les membres de l’ALG ont pu visiter les caves de Ksara, uniques en leur genre. En effet, le domaine est bâti sur des galeries souterraines datant de la période romaine qui s'étendent sur deux kilomètres sous l'établissement et servent d'entrepôt pour le vin.

Cette visite a été suivie d’une dégustation accompagnée d’une projection sur l’histoire du domaine. 

Zafer et Tonia ont ensuite accueilli leurs invités à une réception dans leurs jardins, durant laquelle ont pu être dégusté des mets libanais typiques, accompagnés bien sur de l’excellent vin de Ksara.

Le temps était magnifique, et les températures estivales… contrairement aux temperatures du petit matin, qui avoisinaient les 4 degrés à la grande frayeur de Tonia, qui se demandait comment accueillir ses invités dans ces conditions… 

Merci Zafer et Tonia pour cette journée magnifique, en espérant qu’il y en aura beaucoup d’autres…

L’histoire de Ksara :

Ksara, est l’un des établissements viticoles les plus anciens du pays. Déjà vers 3.000 avant J.C, les Phéniciens commencèrent à fabriquer et à exporter leur vin.

Dans la Bible, il est aussi spécifié que Noé, le capitaine de l'arche, devint le premier vigneron, après le Déluge. Le livre de la Genèse raconte ensuite l'effet que le vin eut sur lui: « Noé se mit à cultiver la terre et il planta une vigne. Il en but le vin et s'enivra, de sorte qu'il se mit tout nu sous sa tente. »

Nous pouvons aussi évoquer la légende de Bacchus, le dieu du vin romain, à qui est dédié le magnifique temple de Baalbek. L'histoire de Bacchus n'est rien de plus qu'une légende, mais nous savons que les Phéniciens – et peut-être aussi les Croisés français sur le chemin du retour – jouèrent un rôle majeur dans la diffusion du vin libanais à travers le monde.

Le père Kirn, qui découvrit le potentiel du terroir de Ksara et il convainquit les frères de faire pousser du raisin pour la viticulture. Les moines du Liban fabriquaient déjà du vin doux, avec la permission de leurs occupants turcs, à condition qu'il soit destiné aux rituels religieux. En fait, les Ottomans fermaient les yeux sur la consommation d'alcool. L’Arak – une liqueur anisée du Liban similaire au raki en Turquie – était largement consommée et répandue dans tout le Moyen-Orient.

Kirn, fit venir un viticulteur, le père François Wuillamoz. Ce dernier, apporta son expertise technique au projet de fabrication de vin de la mission. Les résultats furent si bons que les frères purent enfin distribuer les ceps aux habitants, jusque-là sceptiques. « Les champs de blé et de mûriers furent remplacés par des vignes, que les gens de la région surnommèrent vignes françaises.

1898 est une date importante dans l'histoire de Ksara, car c’est à ce moment-là que des galeries datant de la période romaine furent découvertes. Aujourd'hui, elles s'étendent sur deux kilomètres sous l'établissement et servent d'entrepôt pour le vin. Les premières furent découvertes par des orphelins qui travaillaient sur la propriété.

Ce fut par accident que les galeries furent découvertes. C’est en voulant enfumer un renard qui terrorisait les poules que les jeunes garçons les découvrirent.

En 1972 le Vatican encouragea ses monastères et missions implantés dans le monde à vendre tous leurs commerces. La production viticole de Ksara atteignait alors le million et demi de bouteilles par an. Château Ksara fut vendu à un groupe d'hommes d'affaires local, dirige par Jean-Pierre Sara, ancien élève des Jésuites qui devint vice-président directeur général par la suite.

De leur côté, les investisseurs savaient qu'ils achetaient le plus grand domaine viticole du Moyen-Orient et voulaient encore l'agrandir. « Notre ambition d’exportation se tournait principalement vers la Syrie », explique Khalil Sara, qui se découvrit une passion pour le vin à l’université d’Oxford dans les années 1960. « Nous n’étions situés qu’à 60 kilomètres de Damas. Nous voulions être les meilleurs sur le marché. C’était avant que des restaurants libanais ouvrent partout dans le monder et que Ksara exporte son vin dans une trentaine de pays ».

Malgré cet âge d’or, le Liban n’était pas immunisé contre les perturbations régionales. En 1975, après des années de tensions sous-jacentes, principalement au sud, le pays se trouva divisé en deux.

Il ne suffisait pas de vouloir faire planter des cépages nobles, il fallait encore trouver le terroir sur lequel les planter. La compagnie possédait 25 hectares à Ksara mais avait besoin de plus d'autonomie. Ksara planta alors les nouvelles vignes sur 45 hectares à Mansoura. Ksara passa un nouvel accord avec le monastère de Tanayel pour la plantation de 20 hectares de Cabernet Sauvignon et de Syrah. De plus, le domaine planta 40 hectares sur une terre appartenant à l'institut Schneller,

L'entreprise a pris de l'envergure. Aujourd’hui la réputation de Château Ksara en tant que plus ancien et plus grand domaine viticole du Liban est assuré. Afin de produire 2 millions de bouteilles, le domaine récolte presque 2000 tonnes de raisin sur ses 300 hectares.

Une fois les vignobles agrandis, la production pourra passer à 2,7 millions de bouteilles par an. Château Ksara s'agrandit non seulement pour pouvoir vendre plus, mais aussi pour améliorer la qualité de ses vins. Château Ksara a pu conforter sa réputation et sa bonne position sur le marché. Ksara a su jouer de son histoire et exploiter ses atouts. La compagnie a mis l'accent sur ses traditions à travers son nom et son lignage, et sur sa noblesse a travers sa qualité. Ksara est perçue comme une compagnie ancienne avec un esprit jeune.


Le logo de l'ALG est le "jurn", aux couleurs du drapeau libanais.

C'est dans ce lourd mortier en pierre qu'autrefois se préparait la kebbé. La viande et le bourghoul étaient patiemment et longuement pilés et mélangés à l'aide d'un lourd pilon en bois, jusqu'à obtention d'une pâte tendre.

Au début du siècle, dans les maisons beyrouthines, celui-ci était placé au centre de la cuisine sur un carré de pierre "furné" de couleur jaunâtre, le dallage de la cuisine étant trop fragile pour supporter les coups.

Pendant que l'on tapait la viande, les enfants se faisaient une joie de se faire des petites tartines de "kebbé nayyé" (kebbé cru).