Produits du terroir

Le miel libanais, de la richesse et de la diversité

Au Liban, le miel est souvent considéré comme un médicament. Des cèdres du Barouk aux cerisiers de Zahlé, les ruches sont déplacées par les apiculteurs en fonction d’un calendrier de floraison précis et de l’altitude des plantes.

Le miel a de nombreuses vertus dont celle de stimuler le cœur. Il satisfait rapidement les besoins énergétiques de l'organisme dans des conditions optimales sous un volume très réduit de nourriture, ce qui est d'un grand intérêt dans tous les cas de perte de l'appétit.

Le miel est riche en éléments biologiques et il favorise les capacités du système de défense immunitaire. De plus, le miel favorise l'assimilation du calcium et la rétention du magnésium par l'organisme.

L’Atelier du Miel a été fondé par des passionnés de miel pour promouvoir la spécificité du miel libanais. Pour la comprendre, Marc Abou Nassif a répondu à quelques questions clés :

1.       Comment définiriez-vous le miel libanais? Quelle est sa particularité?
La nature du Liban, la richesse du territoire libanais, unique par son emplacement, ses montagnes et la diversité de ses conditions climatiques permet de produire différents genres de miel très riches et aux saveurs exquises. Il est donc possible de positionner une ruche en hiver et au printemps vers la côte où on peut trouver des floraisons d’amandier, de néflier et d’oranger, et la déplacer en été en haute montagne ou les abeilles peuvent butiner différentes épines qui fleurissent tard.
Alors que le miel d’Europe a la particularité d’être largement mono-floral (car ils cultivent un seul type d’arbre sur de très grandes étendues), les miels Libanais sont riches grâce à la diversification des forêts où s’entremêlent divers genres d’arbres tels le chêne et le cèdre, avec des centaines de genres d’épines et des fleurs sauvages.
L’amélioration qui peut être introduite au miel Libanais en général est d’inciter les apiculteurs à tester en laboratoire les caractéristiques des miels telles que le taux de saccharose et l’absence de pesticides et d’antibiotiques pour s’assurer que les miels sont 100% naturels et sains.

2.      Où placez-vous vos ruches et pourquoi?
Pour produire des miels caractéristiques, riches et uniques en leur genre, L’Atelier du Miel choisit soigneusement ses sites naturels.
L’Atelier du Miel déplace ses ruches au fil des saisons pour suivre la floraison des arbres et des fleurs sauvages. Cette méthode permet aux abeilles de se nourrir toute l'année exclusivement de nectar de fleurs et de miellat des arbres sans aucun apport externe et de produire des miels naturels aux arômes divers et aux vertus innombrables.
Les abeilles butinent ainsi le miellat des cèdres du Barouk et des chênes du Kesrouan, et le nectar de fleurs des champs de néfliers de Sidon, d’orangers de Tyr et du Akkar, de cerisiers de Zahlé, de pêchers et d’abricotiers de Rechmaya, d’aubépines de Kab Elias, et d’épines de Ain Dara. Chaque année. L’Atelier du Miel choisit de nouveaux sites riches en plantes mellifères nécessaires au développement des abeilles et contribue à la pollinisation des arbres fruitiers et des fleurs sauvages.

 3.      Que pensez-vous de l'idée d'un miel beyrouthin à l'instar du miel parisien? Est-ce une bonne idée?

L’Atelier du Miel soutient l’idée du miel beyrouthin pour différentes raisons:

  1. Promouvoir la biodiversité dans la ville car les abeilles permettront une pollinisation accrue des fleurs et une sensibilisation de la population aux enjeux environnementaux.
  2. Le miel collecté sera bon et de bonne qualité, car Beyrouth contient une large variété de fleurs (e.g. orange, eucalyptus, néfliers, et autres). De plus, il n’y a pas de pesticide en ville.

Placer Beyrouth parmi les grandes villes qui favorisent l’apiculture en ville, tel Paris (L’Opéra Garnier), Londres (London Stock Exchange) et New York (Waldorf-Astoria Hôtel).
Nous oeuvrons actuellement à introduire des ruches dans la capitale en étroite collaboration avec SOLIDERE.

Le logo de l'ALG est le "jurn", aux couleurs du drapeau libanais.

C'est dans ce lourd mortier en pierre qu'autrefois se préparait la kebbé. La viande et le bourghoul étaient patiemment et longuement pilés et mélangés à l'aide d'un lourd pilon en bois, jusqu'à obtention d'une pâte tendre.

Au début du siècle, dans les maisons beyrouthines, celui-ci était placé au centre de la cuisine sur un carré de pierre "furné" de couleur jaunâtre, le dallage de la cuisine étant trop fragile pour supporter les coups.

Pendant que l'on tapait la viande, les enfants se faisaient une joie de se faire des petites tartines de "kebbé nayyé" (kebbé cru).